Maisons de champagne et bâti scolaire à Epernay


Les maisons de champagne sparnaciennes ont été impliquées dans la présence de nombreuses bâtisses à vocation éducative, devenues écoles maternelles ou primaires, collèges et lycées… dont la plupart existent toujours et se situent essentiellement dans la zone du tissu urbain née entre 1830 et 1930.

DE VENOGE

L’aile au n°11 rue du Donjon. © C Chevry

1890-1891 Mme veuve de Venoge vend à la Société anonyme des immeubles de la rue du Donjon la propriété située 11-13, rue Jean Chandon-Moët (rue du Donjon à cette époque). Aux recensements précédents, de 1861 à 1886, Mme de Venoge avait résidé à cette adresse, aux côtés de ses enfants et de son époux, Gaëtan Joseph de Venoge, décédé le 2 septembre 1886. En 1891, l’aile de sa propriété sise au n°11 est la demeure de son gendre, Edouard Robinet, qui a été chimiste, officier d’Académie et négociant en vins de Champagne1.

Cour intérieure de Notre-Dame © C Chevry

Il semblerait que la résidence de Mme de Venoge située 13, rue du Donjon ait été rasée dès cette époque afin d’édifier à sa place les deux ailes latérales du pensionnat Sainte-Chrétienne. La supérieure générale de Sainte-Chrétienne, Mère Sainte- Clémence, en a dressé elle-même les plans : dortoirs, 11 salles de classes et chapelle, toiture en ardoise, murs en pierre recouverts d’un crépi, encadrements des portes et fenêtres en brique industrielle et pierre de taille. Le pensionnat Sainte-Chrétienne repose en partie sur des caves de maisons de champagne voisines. Telle la maison sise au 9, rue du Donjon, qui a changé plusieurs fois de propriétaire : De Castelnau, Pommery, Goyard… , et dont les caves dateraient du XVIIIe siècle.

Jusque vers 1980, les filles des cadres ou des patrons des maisons de champagne d’Epernay ont fréquenté le pensionnat.

1908 Le pensionnat Sainte-Chrétienne prend le nom d’Institution Notre-Dame, dirigée par les sœurs de la Sainte- Famille de Bordeaux.

Portail d’entrée vers 1920 CPA

1912 Les deux ailes sont modernisées : éclairage électrique, chauffage central et construction du bâtiment central qui les relie.

1913 5 juillet En présence de Mgr Tissier, évêque de Châlons-sur-Marne, le bâtiment reliant les deux ailes est inauguré. Précédé d’une cour d’honneur, il présente une ossature métallique, des murs en brique industrielle, une façade élégante percée de fenêtres à anse de panier et une toiture en ardoise.

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Façade de Notre-Dame en 1913. CPA

Façade de Notre-Dame en 2013


Mur en brique industrielle © C Chevry

Hall d’entrée de Notre-Dame © C Chevry

Voir : Notre-Dame Epernay jadis, cartes postales anciennes.

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CHANDON / MOËT & CHANDON

1858-1890 En 1858, Mme Chandon cède à la ville d’Epernay un terrain, rue des Archers, ouvert sur la place des Fusiliers afin qu’un pensionnat y voir le jour. Celui-ci est inauguré en 1860. La partie du bâtiment ouverte sur la rue de l’Orme (actuelle rue de l’hôpital Auban-Moët) est alors la seule école communale de filles d’Epernay. L’enseignement y est dispensé par les sœurs de Sainte-Chrétienne qui désertent les lieux au début des années 1890 pour s’installer rue du Donjon.

1894-1965 L’école de la rue des Archers devient collège public de jeunes filles en 1894, doté d’un internat2, qui fera place à un collège public mixte en 1965, actuel collège Jean Monnet.

Le collège de jeunes filles d’Epernay vers 1900. CPA

Sa façade ne se différencie guère des immeubles voisins.


Cour de couture au collège de jeunes filles. CPA

1899 Construction de « Fort Chabrol », sur la route de Mardeuil, qui va accueillir l’Ecole pratique de viticulture créée par Raoul et Gaston Chandon de Briailles, devenue en 1912 Centre d’apprentissage viticole de Fort Chabrol.

Construction réalisée par Abel Chabrolle, entrepreneur. Architecte : M. Piquart.

Fort Chabrol vers 1910 CPA

Bâtiment bien symétrique, dont les murs sont en brique industrielle, meulière, métal et verre (serre, à gauche).

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Décors et fronton en façade de Fort Chabrol ©C Chevry


Années 1960. La Maison Moët & Chandon cède sa salle des machines de production d’électricité, avec son armature en fer et divers ateliers qui dataient du début du XXe siècle et étaient situés rue Croix-de-Bussy, au lycée Godart-Roger. Lycée public créé en 1965, portant le nom d’un négociant en vins de Champagne, maire d’Epernay de 1831 à 1841.

La salle des machines de production d’électricité Moët & Chandon. 1913. CPA

Station d’électricité Moët &Chandon. 1913. CPA

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La station d’électricité Moêt & Chandon en 2020. Lycée Stéphane Hessel. Site Godart-Roger. Rue Croix-de-Bussy. © C Chevry

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2 © C Chevry
1 © C Chevry
3 © C Chevry

1, 2 et 3 : Annexe du lycée professionnel Sainte-Marie. Fondation Raoul Chandon- Moët. 7, rue de Reims.

Cette annexe, achetée grâce à la Fondation Raoul Chandon-Moët, abritait en 1973 une manufacture de confection pour jeunes hommes.

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AUBAN-MOËT (associé de la maison Moët & Chandon) ET GALLICE

L’école maternelle publique, 77, Rue des Jancelins. © C Chevry

1883 30 juin Mme Sidonie Rachel Auban-Moët, fille unique de Victor Moët de Romont et épouse de Camille Jacques Victor Auban-Moët (1832-1896), vend le terrain sur lequel va être construite l’école maternelle publique de filles et garçons, à l’angle des rues des Jancelins et des Huguenots. Grâce aux dons des familles Auban-Moêt et Gallice cette école a pu voir le jour. Elle se situe juste à côté de l’asile du Sacré-Cœur. Architecte : Alban Gaillandre. Sculpteur : Wary.

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AUBAN-MOËT


1885 Camille Jacques Victor Auban-Moët donne un terrain 79, rue des Jancelins et une somme de 150 000 francs à la municipalité d’Epernay pour y construire une crèche, à la condition qu’elle porte le prénom d’usage de sa première épouse décédée, Rachel, et qu’une seconde crèche Rachel soit construite dans la ville.

La seconde crèche Rachel, 4, rue Thiercelin. ©C Chevry
La crèche Rachel, 79, rue des Jancelins © C Chevry
Architecte : Alban Gaillandre
Ecole maternelle Sainte-Marie. © C Chevry

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1900 La seconde épouse de Camille Jacques Victor Auban-Moët, Louise Sabbe, veuve Van Bomberghen, fait construire à ses frais l’asile du Sacré-Cœur, devenu Ecole maternelle Sainte-Marie, rue des Huguenots.

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1924 Le nouveau collège de garçons, futur lycée public Léon Bourgeois, ouvre ses portes aux élèves dans la rue du Commerce, actuelle avenue de Champagne. Son architecte, Henri Piquart, est le même qui a reconstruit, avec Bruno de Maigret, les bâtiments de commerce de la maison Moët & Chandon. Le collège a été édifié sur un terrain, situé sur le cadastre au lieu-dit « L’Arbre des Pendus », vendu à la ville par la veuve de Camille Jacques Victor Auban-Moët en 1911.

Lycée Stéphane Hessel. Site Léon Bourgeois. © C Chevry

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AUBAN-MOËT ET CHANDON

1883 Rue Saint-Victor, sur un terrain donné par Camille Jacques Victor Auban-Moët, l’école primaire Saint-Victor est bâtie aux frais de Paul Chandon et de ses fils Raoul et Gaston. L’enseignement y est dispensé par les Frères des écoles chrétiennes. En 1888, elle a été placée officiellement sous le vocable de Jean-Baptiste de la Salle (canonisé en 1900), mais son nom d’usage est resté « école Saint- Victor »3.

Façade de l’école des Frères, 3, rue Saint-Victor, année 1883

Bâtiments modestes, assortis aux catégories sociales qui envoyaient leurs enfants chez les frères. Vers 1900, l’école possédait un atelier d’ajustage et une petite forge, initiant à la formation de futurs ouvriers, demandés, entre autres, par les producteurs de machines vitivinicoles.

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< Nouvel atelier de l’école Saint- Victor. 1959

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GALLICE (famille héritière de la Maison Perrier-Jouët)

1885-1962 En 1885, Henri Gallice (1853-1930), neveu de Charles Nicolas Perrier-Jouët et patron de la maison Perrier-Jouët, s’associant à un projet initié par Mme Eugène Gallice, fait construire 2, rue de la Justice de paix, une école Saint-Henri pour garçons. Appelée ainsi en souvenir de son fondateur. L’enseignement y a été confié aux Frères des écoles chrétiennes. L’école a disparu en 1962, en fusionnant avec l’école Saint-Victor.

1896-1897 Henri Gallice achète un terrain sur lequel il fait construire l’école primaire privée Sainte-Marie pour filles, 81, rue des Jancelins, tenue par les sœurs de Sainte-Chrétienne.

L’école primaire Sainte-Marie en 2009 © C Chevry
L’école des filles Sainte-Marie en 1897,
vue sur la première cour
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1900 Ouverture 6, rue Placet, de l’asile Saint-Charles, édifié aux frais de M. et Mme Gallice, en souvenir de leur oncle. Cet asile est devenu l’école primaire privée Saint-Charles en 1932.
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2 © C Chevry
1 © C Chevry
1 et 2 : L’école primaire Saint-Charles

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PERRIER-JOUËT

L’école des Frères de la rue
de Brugny

1834-1920 Jacques Perrier, négociant en tissus, reprend à ses frais la construction de l’école communale primaire de garçons, rue de Brugny, en 1834. Confiée aux Frères des écoles chrétiennes. Charles Nicolas Perrier-Jouët (petit-neveu de Jacques) qui a dirigé et fait prospérer la maison Perrier-Jouët de 1848 à 1878, contribue financièrement à son agrandissement en 1865. Cette école a été laïcisée en 1883, puis fermée en 1906. Vendue à la ville en 1920, qui l’a fait démolir. A sa place, a été édifiée l’école maternelle publique Langevin, située 27, rue du professeur Langevin (ancienne rue de Brugny).

Orphelinat Sainte- Chrétienne. CPA

1854-1978 Charles Nicolas Perrier-Jouët, maire d’Epernay de 1854 à 1870, accorde une dotation afin de permettre à l’Abbé Appert de créer un établissement à la fois école, pensionnat communal et orphelinat de jeunes filles. Sa construction a lieu en 1855. Selon Pierre Michel, M. Gallice aurait participé à son financement. Situé 13, rue Gallice, l’établissement a été confié aux sœurs de Sainte-Chrétienne et démoli en 1978.

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Ecole de filles de la rue
des Tanneurs




1867-1899 Charles Nicolas Perrier-Jouët finance, en 1867, la construction d’une école primaire pour filles, rue des Tanneurs, confiée aux sœurs de Sainte-Chrétienne, école qui a fermé ses portes en 1899.

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BURTIN (fondateur de la maison Marne et Champagne en 1933)

1971 Inauguration des nouveaux locaux du collège Saint-Victor au 8, rue Lochet. Ils reposent en partie sur un terrain cédé par M. Gaston Burtin, négociant en vins de Champagne, qui s’est implanté à Epernay en 1958 et a racheté la maison Gauthier. Les caves Burtin s’étendent jusque sous la cour du collège et de l’institution Notre-Dame. Comme celle-ci, le collège Saint-Victor est donc profondément ancré dans le quartier du champagne.

< Collège Saint-Victor. 2009

Au fond en bleu : le collège inauguré en 1971, Au moyen plan à gauche : l’extension du collège des années 1980.

1980 L’institution Notre-Dame et le collège Saint-Victor fusionnent. L’ensemble se retrouve ainsi avec une entrée majeure, à façade imposante, ouvrant sur le Jard (actuelle esplanade Charles de Gaulle) et une entrée mineure ouvrant sur la petite rue Lochet bordée de locaux techniques du champagne et d’habitat collectif récent.

2013 Construction du nouveau collège Saint-Victor, à partir de l’ancienne caisserie Burtin.

La caisserie en 2013 © C Chevry
La caisserie en 2009 © C Chevry


En pierre avec façade crépie, décorée de briques industrielles jaunes et rouges. La maison Gauthier a acheté l’immeuble auprès de M. Gadret avant 1914, pour en faire une scierie-caisserie. Celle-ci a brûlé en 1915, puis a été reconstruite. En 2009, la bâtisse contenait encore des machines-outils et un entrepôt à l’étage. En 2013, la caisserie de la maison Burtin est intégrée au corps du nouveau Collège Saint-Victor.

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La maison de champagne Gauthier

En 1900, la maison Gauthier est implantée dans l’actuelle rue Maurice Cerveaux, propriétaire de celliers et caves aux 8 et 10, rue Lochet. Celliers qui semblent avoir été la propriété de la maison De Venoge dans les années 1850 à 1880.

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LE NEGOCIANT GERARD et CHANDON-MOËT

Charles Gérard, manufacturier, banquier, négociant en vins de Champagne, a été maire d’Epernay de 1879 à 1889.

1866-1895 En 1866, M. Gérard fait construire, 26, rue du Docteur Verron, rue du Collège à cette époque, une manufacture de casquettes et chapeaux Elle a l’allure d’un hôtel particulier du XVIIe siècle, en forme de U autour d’une cour carrée avec un sous-sol, un étage et un autre de comble. Son gros-œuvre comporte de la pierre de taille, de l’enduit et de la brique. Les toitures en ardoise sont l’une à deux longs pans et l’autre en pavillon.

La chapellerie de M. Charles Gérard à Epernay en 1872
Cette manufacture produit alors 1500 coiffures par jour, selon le journal « Le Monde illustré ».

1887 M.Gérard fait bâtir un immeuble au 24, rue du Docteur Verron qui jouxte les locaux de la manufacture, servant de bureaux et de résidence. Quelques années plus tard, la manufacture de M. Gérard fait faillite. En 1895, ses repreneurs l’ont transférée dans un autre quartier d’Epernay.

Vers 1910-1983 L’ancienne chapellerie est occupée par les sœurs de Saint-Vincent de Paul vers 1910. Une partie des locaux va servir de clinique au docteur Verron, en particulier sous la Première Guerre mondiale pour soigner les soldats blessés. Par la suite, des sœurs du Bon Secours y ont tenu un dispensaire et des frères des Ecoles chrétiennes y ont été hébergés.

1983 Dans la bâtisse, transformée en établissement scolaire, a lieu le transfert du lycée professionnel privé d’Avenay Val d’Or, devenu le LPP Sainte-Marie, inauguré le 23 juin 1984. L’immeuble a été mis à disposition par Mme Chandon-Moët qui l’a racheté.

Saint-Vincent de Paul vers 1910 (à gauche CPA) et LPP Sainte-Marie en 2009 (à droite© C Chevry)

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1 à 4 : détails de la façade du LPP Sainte-Marie et d’un de ses plafonds, aile nord. © C Chevry

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NOTES

  1. Cette aile abrite en 2017 les services administratifs du groupe scolaire Notre-Dame Saint-Victor Sainte-Marie ↩︎
  2. Cet établissement a offert un enseignement secondaire après la 3e. Tandis que l’enseignement public pour filles du primaire jusqu’en 3e a été donné, rue Eugène Mercier, dans un bâtiment ayant abrité un pensionnat des Dominicaines de Nancy entre 1868 et 1903. Ce collège sera doté d’une section technique comptabilité et sténo-dactylo, ↩︎
  3. Pour l’anecdote, en 2013, dans les nouveaux locaux du Collège Saint-Victor, sur chacune des portes de classe, figure un V, en souvenir de Victor Auban-Moët. ↩︎

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SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE

Archives départementales de la Marne. Dénombrements de la population d’Epernay de 1841, 1891, 1896 et 1901. Sous-série 122 M.

Archives départementales de la Marne. Guerres et Invasions 1800-1940. Série 204 M.

Archives départementales de la Marne. Cadastre de 1831. Sous-série 3 P.

Archives municipales d’Epernay. Sous-séries 1 D, 3 M, 4 M, 5 Q.

Le Monde illustré, 2 novembre 1872.G

Victor Guay et Paul Guillaume, Histoire des écoles chrétiennes d’Epernay de 1154 à 1985, Epernay, Imprimé chez Choque, 1985.

Pierre Michel, Epernay pas à pas, Editions Horvath, 1984.


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